Tchad : l’émergence par les autoroutes de la communication
Le tout premier Salon international des technologies de l’information et de la communication (SITIC), tenu à N’Djamena du 9 au 12 septembre 2014, a réuni de nombreux chefs d’État et institutions internationales.

Les traces du tout premier Salon international des technologies de l’information et de la communication (SITIC), tenu à N’Djamena du mardi 9 au vendredi 12 septembre 2014, resteront indélébiles. Le président tchadien Idriss Deby Itno aura réussi un véritable tour de force en rassemblant un nombre important de leaders africains et d’acteurs majeurs de la diplomatie et des institutions internationales.
Pour la cérémonie d’ouverture au palais du 15 janvier, la tribune officielle affichait le président en exercice de l’Union africaine, le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, le président nigérian Goodluck Jonathan, le premier vice-président du Soudan, le premier vice-président de Guinée équatoriale, le ministre béninois de la Communication, l’ensemble du corps diplomatique accrédité à N’Djamena et bien entendu les représentants d’institutions telles que l’Organisation internationale de la Francophonie, l’Union internationale des télécommunications ou encore la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, entre autres. Un panel de haut vol qui traduisait le crédit accordé à ce premier grand carrefour des TIC, et surtout au panel des innovateurs qui s’y trouvait.
Justement, au-delà des opportunités qu’offraient les expositions, des échanges d’idées et d’expériences et des multiples partenariats tissés, le SITIC aura été le véhicule idéal de la vision du chef de l’État tchadien : celle de faire du Tchad un centre mondial des TIC. Une vision qui couvre un large espace d’innovations brillantes dans un monde devenu un village planétaire, a précisé le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement et président du comité d’organisation, Hassan Sylla Bakari.
De toutes les interventions ayant entouré celle du président Idriss Deby Itno, il jaillira une vision convergente : la place centrale des TIC dans la quête du développement et de l’émergence. Le Tchad tenait le bon bout, d’autant que la parfaite organisation, la participation massive des opérateurs économiques du secteur des TIC et la qualité des échanges ont démontré qu’il ne s’agissait pas d’une foire laissant plus de place à la fête.
Le projet qui prenait ainsi corps est le fruit d’un immense rêve. Séduit par ce rêve présidentiel, le secrétaire général de l’UIT classera sans réserve Idriss Deby Itno parmi les grands hommes, ceux qui rêvent et ont le courage de partager leur rêve avec leur peuple. « À partir de ce moment, un rêve partagé devient vision », dira Hamadoun Touré.
Il est certain et indéniable que l’isolement n’est plus possible. Le président Idriss Deby Itno résume tout cela en concluant que « tous les États sont devenus interdépendants, donc condamnés à vivre ensemble et à travailler en synergie pour un monde meilleur ». C’est donc une sorte de chaîne de solidarité facilitée par les TIC, dira-t-il, qui a modelé et simplifié agréablement les échanges tout en les rendant plus fluides et souples. Le Tchad ne peut et ne voudrait en aucun cas se soustraire à cette dynamique.
Le discours officiel affirme que le pays s’engage à contribuer activement aux progrès technologiques au-delà des frontières tchadiennes. Illustration par le SITIC, mais surtout par la création d’un Centre africain des technologies de l’information à N’Djamena.
- Publié le :
- mercredi 1 octobre 2014





