L'élevage, vrai moteur de la croissance tchadienne
Au deuxième trimestre 2026, l'économie tchadienne a accéléré grâce au bétail et aux cultures vivrières, pendant que les activités extractives reculaient. Un rappel utile : la richesse du pays ne se résume pas au pétrole.

Une croissance de 4,1 %
Selon l'Institut national de la statistique, des études économiques et démographiques (INSEED), le PIB réel du Tchad a progressé de 4,1 % au deuxième trimestre 2026, pour atteindre 2 609,5 milliards de FCFA. C'est mieux qu'à la même période de 2025 (3,2 %).
Le primaire en tête
Cette performance doit beaucoup au secteur primaire. L'élevage a progressé de 6,8 %, l'agriculture vivrière de 8,2 % et la sylviculture de 4 %. Seule la pêche a reculé, de 11,2 %, en raison de quantités produites plus faibles.
Le poids de l'élevage est considérable : avec la chasse, il représente 605,1 milliards de FCFA de valeur ajoutée sur le trimestre. Avec l'agriculture vivrière, il pèse environ 85 % du secteur primaire. Dans le même temps, les activités extractives se sont contractées de 2 %.
Du cheptel à l'industrie
Le Tchad possède l'un des plus grands cheptels d'Afrique. Pourtant, une grande partie du bétail est exportée sur pied, sans transformation locale. Chaque animal vendu vivant à l'étranger, c'est de la valeur ajoutée, des emplois et des recettes fiscales qui quittent le pays.
Les pistes sont connues : abattoirs modernes, chaîne du froid, tanneries, laiteries, normes sanitaires permettant l'exportation de viande. Les partenaires accompagnent ce mouvement : l'Agence française de développement a engagé 6,6 milliards de FCFA pour soutenir l'élevage dans le bassin du lac Tchad.
Un levier pour Tchad Connexion 2030
La transformation locale de la production animale figure parmi les priorités du budget 2027. Pour les investisseurs, c'est un secteur à fort potentiel, à condition de régler les questions d'énergie, de financement et d'organisation des filières.
Les chiffres à retenir
- Croissance du PIB au T2 2026 : 4,1 %
- Élevage : +6,8 % ; agriculture vivrière : +8,2 %
- Activités extractives : -2 %
- Publié le :
- mercredi 28 octobre 2026





