Septembre 2014 restera dans les annales des TIC
Grâce au Tchad, l’Afrique marque déjà sa prise de conscience des enjeux du futur. Mais le partenariat économique avec l’Europe reste à bien concevoir.

Septembre 2014 restera dans les annales des TIC car, grâce au Tchad, l’Afrique marque déjà sa prise de conscience des enjeux du futur. Avec ce projet du CATI, le Tchad passera du statut de pays importateur de l’information à celui de pays exportateur. Il était temps pour l’Afrique.
Ceux parmi vous qui ont lu mon éditorial du mois d’août dernier connaissent mon point de vue sur ces questions : « Les opinions et les intérêts de tous ces groupes doivent être entendus et pris en compte par les instances dirigeantes avant toute décision sur les alliances stratégiques relatives aux coopérations économiques. »
Aujourd’hui, le partenariat économique a pris le pas sur l’aide au développement ; la libéralisation commerciale est devenue une nécessité mondiale à laquelle la quasi-totalité des pays devraient se soumettre. Il est presque certain que le libre-échange peut contribuer à la croissance économique, à la prospérité et au développement durable, à condition qu’il soit bien conçu et appliqué.
Les préoccupations à propos des futures relations commerciales sont exprimées en particulier par les gouvernements et la société civile. Depuis 2010, ils ont éprouvé des difficultés à évaluer les coûts et les avantages des APE pour leurs économies nationales et leurs programmes stratégiques de croissance.
L’Afrique a peur de perdre plus qu’elle ne gagne, car la réussite de la libéralisation commerciale passe par des ajustements importants des structures économiques existantes. Au regard des expériences vécues avec les programmes d’ajustement structurel, il était nécessaire de mener un débat constructif sur les effets positifs attendus de la libéralisation commerciale, d’une part, et sur les coûts de l’ajustement, d’autre part.
Pendant les 50 dernières années, les relations entre l’Europe et l’Afrique étaient plutôt centrées sur l’aide au développement, en l’absence de véritable partenariat économique.
- Auteur :
- Laure Wakam Lewe
- Publié le :
- mercredi 1 octobre 2014





